Princen-Eelbode (Skoda) premiers leaders du Herock Spa Rally

 

Nonante-neuf équipages ont pris le départ du Herock Spa Rally 2018, vendredi après-midi. Si la température avait grimpé de quelques degrés, la météo est restée capricieuse (bruine) pour la spéciale Eau Rouge, disputée en guise de hors d’œuvre.

Kris Princen (Skoda Fabia R5) a frappé d’entrée de jeu, signant le meilleur chrono avec… un dixième de seconde d’avance seulement sur Ghislain de Mévius (Skoda Fabia R5). Adrian Fernémont (Skoda Fabia R5) a confirmé ses facultés d’adaptation avec le 3ème temps, devant un excellent Mickaël Albert (Ford Fiesta R5) et Guillaume de Mévius (Peugeot 208 T16 R5). Patrick Snijers (Porsche 997) s’est montré le meilleur en GT, Guino Kenis (BMW M3) a émergé en HBRC et Jean Dilley (Ford Fiesta R2) a signé le chrono de référence en RC4. Quant à Olivier Cartelle (Porsche 997), il a hélas ouvert la liste des abandons en raison d’un bris de cardan.

Classement après ES1 : 1. Princen-Eelbode (Skoda) 7’02’’6 ; 2. De Mévius-Leyh (Skoda) +00’’1 ; 3. Fernémont-Maillen (Skoda) +01’’6 ; 4. Albert-Mergny (Ford) +05’’8 ; 5. De Mévius-Louka (Peugeot) +08’’9 ; 6. Snijers-Thierie (Porsche) +09’’0 ; 7. Cherain-Cuvelier (Ford) +16’’0 ; 8. Debackere-Dekeyser (Skoda) +19’’6 ; 9. Cracco-Vermeulen (Ford) +21’’6 ; 10. Fumal-Louette (Citroën) et Bouvy/Hottelet (Porsche) +26’’9; etc.

ILS – ET ELLE… – ONT DIT LORS DE LA CONFÉRENCE DE PRESSE

Comme de coutume dans le JobFixers Belgian Rally Championship, quelques pilotes ont donné leurs impressions lors de la conférence de presse organisée quelques heures avant le départ.

Kris Princen (Skoda Fabia R5) : « Même si Vincent Verschueren, le champion en titre, est absent, le plateau compte de nombreux candidats à la victoire. Je m’attends à une confrontation serrée, notamment avec Cédric Cherain qui est ici dans ’’son jardin’’ comme je l’étais au Haspengouw. On y verra déjà plus clair au terme de la première journée car les spéciales nocturnes permettront de faire la différence… mais seront aussi truffées de pièges où on pourra tout perdre ; et les conditions météos devraient encore pimenter les débats. »

Cédric Cherain (Ford Fiesta R5) : « Pour mes partenaires, le Spa Rally représente un rendez-vous important ; aussi, il n’était pas question de le rater, malgré mes mécomptes au Haspengouw, mais je m’aligne sur une Ford Fiesta R5 car le moteur de la Skoda avait souffert dans la sortie à Landen. Connaissant bien ces deux R5, j’estime que la Ford est au niveau de sa rivale en châssis mais un rien moins performante côté moteur. Comme Kris, je pense que l’épreuve pourrait se jouer dans les quatre chronos disputés ce vendredi soir sur des routes ’’repeintes’’ de boue qui feront songer à celles du Condroz. Mon objectif est de me classer en ordre utile afin d’envisager sereinement la suite de la saison. »

Guillaume de Mévius (Peugeot 208 T16 R5) : « Je veux terminer en gardant un tempo élevé mais en évitant toute erreur. Cette approche m’a bien réussi lors du round d’ouverture et finir à nouveau sur le podium me conviendrait tout à fait. Cela dit, je manque d’expérience du terrain puisque ma participation en 2017 sur la 208 R2 s’était conclue prématurément. Cet abandon m’avait notamment empêché de découvrir la Clémentine ; ce sera pour ce samedi… et directement sur une R5. J’espère ne pas y perdre trop de temps par rapport à mes rivaux qui connaissent bien cette spéciale mythique. »

Ghislain de Mévius (Skoda Fabia R5) : « Le menu de la première soirée est corsé et des différences déjà nettes y seront peut-être enregistrées ; le tout sera de trouver un juste milieu entre la vitesse et une certaine prudence… En tout cas, je veux faire oublier mon retrait prématuré au Condroz où les choses avaient bien débuté avant de trop vite se terminer. Je débute à Spa un programme de quatre ou cinq rallyes en Belgique, et je vais en parallèle disputer le championnat européen des bajas. »

Mélissa Debackere (Skoda Fabia R5) : « Riche de treize rendez-vous, mon calendrier 2018 compte des épreuves que j’apprécie et qui s’intègrent bien dans mon agenda professionnel. En entamant ma campagne à Spa, je n’ai pas choisi la facilité mais j’espère y tenir un rôle intéressant et effacer ainsi la déconvenue de 2017 quand j’avais renoncé, roue arrachée. »

Pieter-Jan Michiel Cracco (Ford Fiesta R5) : « Après avoir piloté une R2 pendant deux ans, j’ai stoppé provisoirement les rallyes pour me consacrer à mes études. Là, je reprends contact avec la compétition mais je n’ai couvert que 70 km en test sur la Fiesta R5. Heureusement, je peux compter sur les précieux conseils de mon équipier Jasper Vermeulen. Mon objectif est d’accumuler des kilomètres afin de prendre progressivement la mesure de ma monture. »

Adrian Fernémont (Skoda Fabia R5) : « Depuis mes débuts, j’ai piloté des Ford… et là, j’entame un nouveau chapitre avec la Skoda. Je la connais peu, d’autant que mes essais ont été contrariés par un souci mécanique, mais le shakedown m’a mis en confiance. Malgré des conditions difficiles et mon inexpérience du terrain comme de la voiture, j’espère être à l’arrivée samedi soir, histoire de faire oublier mon trop rapide abandon l’an dernier. »

Cédric De Cecco (Fia 124 Abarth R-GT) : « Je me lance un nouveau défi avec la Fiat et j’avoue que les premières impressions sont très positives. Cela dit, j’ignore totalement où je vais me situer par rapport aux pilotes des Porsche. S’ils seront avantagés dans les portions très rapides, je profiterai des qualités routières de mon auto – et de son traction control – pour équilibrer les débats. Je ne me mets aucune pression pour ce qui constitue le premier rallye de ma vie au volant d’une propulsion ! »

EN BREF

Équipiers : si un seul forfait a été enregistré (Christophe Van Riet-Carole Grifnée sur Ford Escort RS), quelques changements sont intervenus côté équipiers. Davy Thierie remplace Luc Bouchat à bord de la Porsche 997 pilotée par Patrick Snijers, Arne Dekeyzer officie en lieu de place de Didier Bostoen dans le baquet de droite de la Skoda pilotée par Mélissa Debackere, Antoine Podgorny est titularisé à côté de Grégoire Munster sur l’Opel Adam R2 et Yves Noelanders supplée Benoît Rémion à côté d’Etienne Baugnée sur une des Ford Escort favorites en VHRS.

Répartition : trente-deux équipages s’alignent en VHRS (régularité) alors qu’ils sont cinquante en BRC et dix-sept en HBRC.

Ouvreurs… chronométrés : Florian Jupsin-Andy Mawet ouvrent la route à bord d’une Renault Clio N5 portant le numéro… RS16. Cette auto – fabriquée en Espagne – n’est pas homologuée en Belgique et n’apparaîtra pas au classement final mais elle est chronométrée.